5 aptitudes essentielles pour être une solopreneur - Photo par Corinne Kutz

Nous continuons notre programme dans les multiple sujets que l’on peut aborder autour du monde de l’entrepreneuriat. Cette fois-ci, je vous parle d’aptitudes essentielles à avoir quand on est une solopreneur.

Le terme solopreneur, je ne le connaissais pas jusqu’à il y a encore quelques semaines. Juste après le temps des fêtes, je suis tombée sur une Insta-Story de Deedee. Cette ancienne rédactrice en chef du site web de Cosmo est l’une des plus anciennes blogueuses mode que je connaisse. Dans sa story, elle indiquait qu’elle mettait en place un projet pour les solopreneurs qui avaient envie d’aller au prochain niveau. Et là, je me suis dit que oui, moi aussi je suis une solopreneur. Je bosse toute seule de chez moi, ou depuis un lieu qui a du wifi et même des fois dans un lieu improbable comme un train – vite de la 4G pour que je puisse appuyer sur “Send” quand une newsletter est validée.

Alors dans les méandres de cette nouvelle formule de travail, je voulais vous indiquer quelles sont pour moi les 5 aptitudes qui sont pour moi essentielles pour se lancer dans ce monde très particulier.

1/ Savoir s’organiser

Quand on travaille à son compte, on a le choix. Et le choix s’accompagne parfois de désorganisation. Oh il fait beau, je vais en profiter pour aller boire un café en ville avec mon amie. Sauf que la réalité, c’est que vous avez 3 meetings clients à préparer, 2 devis à envoyer et surtout 2 to do urgents.

Pour éviter le dernière minute, je vous conseille de vous organiser mais aussi de ne jamais promettre l’infaisable. On n’a jamais signé avec un client un contrat dans la précipitation. Il faut donc savoir utiliser les bons outils pour s’organiser. Ce qui est bien avec l’organisation, c’est qu’il n’y a pas de solution miracle. Chacun est libre d’agir comme il le souhaite.

Personnellement, je m’organise grâce à deux outils :

  • Mon Google Agenda connecté sur mon ordinateur et sur mon Iphone. J’ai des codes que moi seule peut comprendre. J’y note tout avec une couleur par catégorie. Ce qui est bien, c’est que je peux rajouter des rappels en fonction de la tâche. Sur cet agenda, j’ai autant d’informations personnelles et professionnelles. Comme je suis une solopreneur, je suis la seule à pouvoir le consulter donc aucune peur concernant la vie privée.
  • Mon carnet. Chaque 2/3 jours, je le remets à zéro. J’y indique mes tâches personnelles et professionnelles à effectuer. Je n’aime pas être dernière minute surtout quand mon client doit valider une tâche avant d’aller plus loin. Donc habituellement, je note toutes les tâches par client pour la semaine (voir la semaine à venir). Tout ceci pourrait être fait directement via un outil comme Dapulse. Mais actuellement, j’ai un gros besoin d’écriture au stylo pour pouvoir rayer mes tâches complétées. C’est un truc de solopreneur que j’ai compris. J’ai besoin de m’encourager et voir que les choses bougent. Voir mon carnet être tout rayé me procure un bonheur inimaginable ! Incroyable non ?

2/ Être disciplinée

Cela pourrait se confondre vraiment avec l’organisation mais pour moi, cela n’a rien à voir. En fait, le gros problème d’être solopreneur, c’est qu’on a vraiment la possibilité de remettre la tâche le soir ou le week-end quand on souhaite profiter de notre journée.

En fait, être disciplinée pour moi, cela veut dire que je suis mon planning quotidien pour justement pouvoir prendre le temps quand je suis en famille ou avec mes amis. Attention, et cela je l’ai compris cet été, cela ne veut pas dire que j’ai le droit de mettre la 5ème durant une semaine, puis plus rien durant la semaine suivante. Non, ça c’est ma plus grosse erreur de stratégie complètement ratée.

En fait, la discipline c’est la régularité tout en y ajoutant la petite étincelle. En gros, je ne suis pas l’esclave de mon travail mais j’impose à mon travail un rythme que je décide pour m’offrir du temps d’extra.

On reparlera plus amplement de ce point dans quelques semaines.

3/ Savoir s’entourer

Je le répète assez souvent mais savoir s’entourer que ça soit dans la vie professionnelle ou personnelle, c’est vraiment un besoin vital. Surtout pour une personne comme moi qui a besoin d’une grande part de sociale et je me suis calmée, quand je vivais à Montréal, mon appartement ne me voyait que la nuit et quelques samedis.

Quand je dis être bien entourée, cela veut dire que vous pouvez aller à la rencontre de personnes qui n’ont rien à voir avec votre sphère d’entreprise actuelle mais qui sont qualifiés pour vous offrir des conseils avisés. Cela se nomme du mentorat. Il en existe de plusieurs sortes, mais à travers des associations d’entrepreneurs, vous pouvez trouver des sessions gratuites ou non.

De mon côté, j’ai déjà eu le plaisir d’être mentorée. La première personne s’appelle Vanessa Sicotte et son entreprise québécoise se nomme Damask et dentelle. Je l’avais rencontrée via les réseaux sociaux quand je vivais à Montréal. J’ai eu le plaisir de recevoir de nombreux conseils de Vanessa et il en a de nombreux que je n’ai pas mis en place au moment où j’aurais dû. Aujourd’hui, ses précieux conseils trainent encore dans ma tête. Et certains sont viables pour la France, alors je les mets en place. La deuxième personne est ma meilleure amie Leslie Passerino dont je vous parle assez régulièrement dans ce blog. Nos entreprises sont elles-aussi dans deux sphères différentes et je me régale à écouter ses conseils. La troisième personne n’est finalement pas qu’une seule et même personne mais plusieurs dont Aurélie Sauthier de Made In qui est une entrepreneur avec qui j’ai eu la chance de pouvoir collaborer il y a des années et qui a eu l’idée de génie de mettre en place la première agence de marketing d’influence du Québec.

C’est pour cela que les Ateliers de Chaprgirl ont été mis en place. Inscrivez-vous pour participer à ces ateliers et rencontrer d’autres professionnelles de Montpellier.

4/ Être capable de relativiser

Quand on est solopreneur, ça prend tout une répartie quand on a un contrat qui devait être signé, puis finalement non. Une grosse problématique qui arrive, sans solution visible. Et la liste des problèmes quotidiens peut être longue. Il faut donc savoir relativiser pour ne pas se faire envahir par la peur. Car finalement, c’est peut-être l’ennemi #1 du solopreneur.

La peur tétanise et fait en sorte que nous n’arrivons plus à avancer. Alors qu’un solopreneur est comme son nom l’indique, seul. Donc il est le seul maître de ses décisions, et de l’avancer de son projet professionnel.

Personnellement, mon expérience fait que je suis passée d’une personne ultra-émotionnelle à émotionnelle assumée. Avant, je pleurais pour un rien. Tout était un drame. Le début de la carrière professionnelle ne s’est pas fait dans le calme. J’étais passionnée mais avec un comportement extrême autant dans le positif que dans le négatif. Je me suis rendue compte qu’au lieu de me servir, ce comportement faisait qu’on m’applaudissait quand ça fonctionnait mais on m’enterrait quand les choses ne fonctionnaient plus.

Avant de créer mon entreprise, je suis passée par une expérience personnelle extrême que je n’avais jamais imaginé possible dans ma vie. J’ai compris que finalement mes émotions étaient une bonne chose dans le sens où j’ai beaucoup d’empathie, ce qui est une excellente chose pour mon entreprise. J’ai beaucoup plus de force mentale aussi. Des fois, on se redécouvre. Et ça a été le cas pour moi lors de la création de mon entreprise.

Mon entourage peut avoir des fois des questions qui pourraient me faire douter sur mes choix, mais finalement, je me rends compte que leurs peurs ne sont pas les miennes. En gros, j’ai appris à relativiser et à agir au lieu de croire que les choses vont se faire seules !

5/ Savoir couper

C’est LA clé d’une vie de solopreneur ! Savoir couper pour se concentrer plus facilement sur l’essentiel. Finalement, cela rejoint le fait d’arrêter d’être esclave du travail. Respecter son rythme interne. Vous avez besoin de 8 heures minimum de sommeil pour être productive ? Vous êtes à votre meilleur de 6h à 10 h ? Pourquoi ne pas alors mettre en place une technique de travail différente pour couper le reste du temps.

Votre entreprise ne définit pas qui vous êtes, ni votre rythme de vie. Vous êtes une personne unique avant d’être une solopreneur.

J’écris aussi cet article pour me rappeler de tous ces points au cas où je les oublie.

Vous pensez qu’il manque une aptitude à cette liste ? Vous arrive-t-il de vous dire qu’il est vraiment difficile d’être une solopreneur aujourd’hui ? J’ai hâte d’entendre votre réalité !

Photo par Corinne Kutz via unspalsh