Conseils pour savoir créer son réseau d'affaires à Montréal alors qu'on est expatrié - Photo par Toa Heftiba

On continue notre exploration d’une vie d’expatriée à Montréal.

En tant qu’expatrié(e), quand on arrive à Montréal, il est vrai que cela peut être extrêmement difficile d’être embauché(e). Vous allez me demander pourquoi ? Tout simplement, parce qu’il vous manque des références locales. Et pour avoir des références locales, il faut avoir un réseau. Dans cet article, je vous donne mes petits conseils pour créer son réseau d’affaires à Montréal.

En arrivant à Montréal en 2009, j’avoue que je suis tombée durant une période vraiment clémente aux rencontres. Le monde du blogging en était à ses débuts à Montréal et il était plus que facile de s’incruster littéralement à des événements où vous n’étiez pas invité(e) tout simplement parce que vous teniez un blog. Aujourd’hui, il faut être conscients que ça n’est plus du tout la même chose. Malgré cela, il y a vraiment des points applicables encore aujourd’hui.

  • Se rendre à des meetups

C’est souvent l’étape numéro 1 de tous les expatriés. Un meetup est un rassemblement de personnes sur un sujet donné. Cela veut dire que vous n’êtes pas forcément dans la même industrie (c’est comme cela qu’on appelle “une branche” niveau professionnel au Québec).

Pour cela, il y a une super application qui aide vraiment beaucoup : Meetup (oui oui tout simplement). Sinon, vous pouvez aussi vous tenir au courant de ce qui se passe à Montréal en regardant sur les réseaux sociaux.

  • S’ouvrir à la culture québécoise

Quand on arrive dans une discussion dans un groupe de personnes qui sont québécoises et que l’on ne l’est pas, il n’y a rien de plus désagréable que de ramener sa fraise en faisant des comparaisons négatives sur le Québec. Les Québécois sont très ouverts d’esprit et accueillants. Mettez en avant votre ouverture d’esprit et votre envie d’apprendre comment fonctionne la culture locale plutôt que faire des comparatifs avec votre vie passée. Je vous assure, que ça vous sauvera beaucoup de temps. Un temps précieux, et surtout des possibilités de rencontres enrichissantes.

J’en profite pour dire, qu’au fils des années, j’ai vu de nombreux français venir vivre à Montréal et repartir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils voulaient vivre au Québec comme en France. Grande nouvelle : ça n’est pas possible ! Vos habitudes vont devoir changer au quotidien comme votre alimentation, votre rythme de vie, votre manière de travailler aussi… Alors autant être ouvert d’esprit et embrasser la culture locale dès le début ! Et si la baguette de pain vous manque trop, vous n’avez qu’à aller chez Mamie Clafoutis pour faire vos meetings.

  • Se rendre à des 5 à 7 ou à des petits-déjeuners professionnels

Dans le monde de la communication, nous avons cette chance, d’avoir de nombreux événements dans l’industrie. Vous avez tout d’abord le PR Mixer qui est l’un des rassemblements les plus sympathiques auxquels j’ai pu assister quand je vivais à Montréal, puis il y a les Creative Mornings, mais pas que… En effet, il existe de nombreux groupes fermés sur Facebook qui sont des rassemblements de personnes qui travaillent dans le même domaine et qui se réunissent régulièrement. Je vous conseille donc de vivement fouiner sur les réseaux sociaux.

Pour en savoir plus sur les événements du monde de la communication et du marketing, je vous invite à vous rendre sur les plateformes Espresso Jobs, Grenier aux nouvelles, Infopresse (qui sont en passant 3 mines d’or pour avoir des informations de l’industrie).

  • Se faire présenter

J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer très vite des personnes absolument adorables et qui m’ont présentée à leurs propres amis ou contacts professionnels. C’est ainsi que j’ai trouvé une piste pour aider un restaurant québécois à développer sa communication en échange d’être nourrie ! C’est ma colocataire de l’époque qui travaillait en tant que serveuse dans ce restaurant et qui a eu la gentillesse de me présenter. Une vraie bénédiction car il me la fallait cette expérience québécoise pour avancer dans ma recherche d’emploi.

  • Accepter de faire du bénévolat

Comme je vous l’ai indiqué dans le point précédent, mon premier emploi était donc du bénévolat. J’ai aidé un restaurant à restructurer sa communication et à organiser un événement média avec la presse spécialisée ainsi que les influenceurs du domaine. On a continué cette collaboration même quand j’ai eu mon premier emploi. Car au delà de juste être bénévole, n’oubliez pas que le but est d’acquérir de l’expérience pour faire appuyer éventuellement vos capacités lors d’une négociation de salaire.

  • Ne pas hésiter à oser

 Et c’est exactement ce que j’ai fait et ce que je vous conseille. De mon côté, j’ai osé parler ouvertement du fait que j’étais à la recherche d’un emploi temps plein dans le domaine de la communication. D’une conversation à une autre, j’ai appris par une copine de l’époque, qu’une petite agence de communication web était en pleine expansion. J’ai appliqué (j’ai postulé en québécois) et j’ai obtenu un entretien.

De mon côté, construire un réseau est pour moi, l’un des points clés de mon boulot car je suis spécialisée en relations publics >> je créé des relations entre les humains… En gros c’est mon quotidien professionnel ! Alors effectivement, vous allez vous sentir un peu mal des fois, un peu timide d’autres fois, mais l’essentiel est de sortir de sa zone de confort, sinon, vous n’allez rencontrer personne.

On continue de parler de Montréal dans un prochain épisode !

Photo par Toa Heftiba via unspalsh